TOI l’usurpateur !

Je ne te donnerai pas du « Monsieur le Président », car visiblement nous n’habitons pas la même France, car la République que tu défends et dont tu aggraves encore plus les vices n’est pas celle à laquelle j’aspire et car enfin je n’ai jamais voté pour toi. Et si je te tutoie, ne crois pas que c’est parce que je te compte parmi mes ami.es, moi qui en ai pourtant de nombreux. Ce serait plutôt ici, paradoxalement, un déficit de respect que j’assume totalement.

Car en effet je te méprise.

Je ne te hais pas car cela me nuirait bien plus qu’à toi in fine, mais je te méprise. Non seulement tu mènes une politique anti-sociale d’une brutalité inédite dont Thatcher elle-même serait fière, non seulement tu te joues d’une démocratie déjà bien abîmée et renforces un système autoritaire et liberticide, mais en plus tu te permets à longueur de semaine, avec un cynisme effroyable et en toute impunité, d’insulter une population que tu maltraites et appauvris, de cracher sur les plus modestes, celles et ceux qui trinquent et pourtant se lèvent matin après matin pour aller soit bosser comme des esclaves soit chercher un taf pour nourrir leurs gosses et/ou payer leur loyer.

Tu es creux, vain, nocif aux humains. Tu ne sers qu’à gaver la gamelle des nantis et tes passe-passes de petit banquier véreux n’ont d’autres buts qu’un clientélisme de bas étage et de vider les caisses de l’Etat, d’assommer les services publics pour convenir aux ultras riches de ce pays qui te le rendent bien.

Tu es funeste. Ta fringance de jeune trou du cul et ta mine de premier de la classe ne cache rien des anciennes recettes que tu défends.

Tu es vieux, tu es laid, tu es l’ignominie et l’échec incarné. Rien en toi n’est vivant, lumineux, créatif. Tout pue la mort. Où donc as-tu noyé l’enfant que tu as eu en toi ?

A force d’être vide, à force de déficit d’humanité, à force de déconnexions, tu deviens ton propre pantin, tu gesticules, tu bavardes, tu n’es RIEN.

A chacune de tes nouvelles provocations tu t’avilies et nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre qu’en fait tu dialogues avec toi-même ! Tu le sais au fond que tu ne vaux rien. Mais tu l’oublies aussi souvent. Nous allons donc te rafraîchir la mémoire.

Je suis définitivement en état de désobéissance civile et d’insurrection citoyenne. Je ne suis pas seule. Je ne t’aime pas, mais ça n’est pas ta peau que je veux. C’est ce système qui t’a fabriqué et qui engraisse les tiens. Je te méprise mais plus encore je considère dès maintenant que ce pays n’a plus de dirigeants dignes de ce nom. Je te destitue.

C. F.