La poubelle s’agrandit !
Élus sur le programme NFP les socialistes se ruent dans les bras de la macronie dès qu’ils ont senti le fumet du pouvoir, fût-il nauséabond.
Certes ils ne participent pas (encore) à la pitrerie de ce gouvernement de bras cassés, aux casseroles judiciaires dignes d’une batterie de cuisine (l’inénarrable Rachida Dati, Vincent Jean brun, et on attend les autres). C’est presque devenu, aujourd’hui, une condition nécessaire à une investiture ministérielle.
Les socialistes ont frôlé la catastrophe aux dernières élections législatives, sauvés par l’alliance NFP.
Dans le chaos actuel, initié par Macron lui-même, ils imaginent redorer leur blason avec une image de « respectabilité » et de « responsabilité » en se dissociant du bloc progressiste.
« Parti responsable ». Il est utile de se livrer à une petite analyse. « Responsable » de quoi ? Responsable de ne pas gêner la marche d’une politique ultralibérale voire « en marche » vers le libertarisme dont Milei et Trump préfacent le nouvel ordre mondial. Macron en suit les préceptes à la lettre avec une obstination délirante, avec sa politique économique forcenée de l’offre qui nous a précipités dans cette catastrophe.
« Parti responsable » selon le Médef, qui voit dans le PS un parti d’accompagnement à leur exigences d’allégements de cotisations. Rappelons que le désastre du CICE est bien né sous la mandature de Hollande.
Il semblerait que quelques députés n’aient pas suivi la consigne de leur état major. C’est simplement risible. On pourrait peut-être leur poser la question de savoir pourquoi ils ne quittent pas le PS ? Un désaccord de cette nature le justifie pleinement.
La soupe ! La soupe est trop bonne ! Une petite bouderie, rapidement réparée et le cirque reprend.
L’éditocratie prend sa part de « responsabilité » en stigmatisant LFI qu’ils associent dans une logorrhée répétée à l’envi au RN, par cette formule du domaine public « les extrêmes se rejoignent ».
A ce titre, il n’est pas inutile de rappeler que cette figure de style éculée est un sophisme dont les médias usent et abusent depuis des décennies. Rappelons nous l’exemple de 2005 et le référendum sur l’adoption du traité constitutionnel européen. Nombre de partis progressistes à gauche avaient appelé à voter « NON », comme le FN, et pour des raisons bien différentes.
Les médias mainstreams ne s’étaient pas embarrassés d’analyses, ni d’explications ni de nuances en utilisant cette supercherie (chère à Léa Salamé) :
1. Le FN appelle à voter NON
2. Vous votez NON
3. Donc vous êtes FN
Le PS, rappelons-le, avait appelé à voter OUI. Notre Flamby national s’en était fait le porte-drapeau enthousiaste avec ses petits camarades Strauss-Kahn, Royal, Lang. Aujourd’hui, quand on leur rappelle l’article sur « … la concurrence libre et non faussée » et ses conséquences mortifères du moins disant social, ils tournent négligemment le regard en invoquant « la responsabilité ».
La conclusion s’impose, ce marronnier des partis « responsables » est bien celui de la continuité d’une politique capitaliste néolibérale en route vers une version libertarienne.
Il ne s’agit pas non plus d’être surpris. On aurait pu, sans être devin, écrire cette phase de l’histoire. On ne sera pas non plus surpris par leurs explications moisies, comme quoi ils « s’inscrivent désormais dans une opposition constructive et déterminée …. ».
En refusant de censurer le gouvernement Lecornu2, le PS a clairement légitimé Macron dans sa position jusqu’en 2027.
On vient juste de passer à côté d’une démission potentielle de celui sur lequel la majorité des observateurs s’accorde à reconnaître une pathologie mentale, même parmi ses soutiens de la première heure.
Les gens sont fatigués de ce cirque politico médiatique, de leurs difficultés croissantes à assurer leur quotidien.
Il est à craindre qu’une majorité donne crédit au PS d’avoir fait cesser ce barnum en prenant une décision « responsable » en ne censurant pas ce gouvernement de bric et de broc. Les médias vont se charger de le rappeler. Et en 2027, ils se seront refait une santé sur une traîtrise de plus, sur un mensonge de plus. Ils reviendront la bouche en cœur pour nous prédire des jours meilleurs en nous certifiant que « … leur véritable adversaire, c’est le monde de la finance, et blablabla… ».
Le PS est une poubelle sans fond de l’histoire où on retrouve des déchets comme Hollande, Guedj, Faure, Glusckmann, Valls et autres détritus.

18 octobre 2025








